Certains candidats au bac général en 2026 verront leurs notes finales dépendre à 40 % du contrôle continu, contre 10 % il y a seulement quelques années. Pourtant, la répartition précise des coefficients par matière reste largement méconnue, même dans les filières scientifiques.
Ce qui change (vraiment) dans les coefficients du bac S jusqu’en 2026
Depuis 2021, les cartes ont été largement redistribuées pour le bac général, y compris du côté scientifique. Les coefficients des différentes matières ne suivent plus les anciennes règles, et la part prise par le contrôle continu grimpe en flèche. Aujourd’hui, 40 % de la note finale se construit sur les bulletins de première et terminale, là où ce pourcentage était minime voilà peu. Les 60 % restants se jouent encore sur les épreuves terminales : spécialités, philosophie, grand oral, avec une place non négligeable pour l’épreuve anticipée de français.
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Dès la première, les élèves s’exposent au diagnostic des coefficients : l’écrit de français compte pour 5, l’oral de français pour 5 également. Puis, les deux spécialités scientifiques choisies en terminale s’imposent chacune avec un coefficient 16. La philosophie affiche un coefficient 8, tandis que le grand oral prend de l’ampleur avec un coefficient 10.
Le contrôle continu ne se contente pas de mesurer le minimum syndical. Il prend en compte les résultats sur l’ensemble des matières qui n’ont pas d’épreuve finale nationnale : l’histoire-géographie, les langues vivantes, l’EMC, ou encore l’EPS. Chaque note engrangée tout au long de l’année compte ainsi pour près de la moitié du résultat global.
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Pour bien situer le poids de chaque tranche, la répartition retenue aujourd’hui s’établit ainsi :
- Épreuves terminales (60 % du total) : spécialités (16), philosophie (8), grand oral (10), français anticipé (10).
- Contrôle continu (40 % du total) : matières suivies durant les deux années du cycle terminal et évaluées au fil de l’eau.
Ce nouveau partage valorise la constance autant que la performance dans les épreuves finales. Rien n’est annoncé pour bousculer ce modèle en 2026 : chacun doit s’y habituer, et composer avec jusqu’à la sortie du lycée.

Quels coefficients par matière et comment repérer les matières clés pour réussir ?
Année après année, la pondération des coefficients par discipline impose une réelle gymnastique aux élèves. Deux spécialités scientifiques trônent au sommet, chacune dotée d’un coefficient 16. Autour, la philosophie (8) et le grand oral (10) scellent la liste des grosses épreuves terminales. En première, le français s’illustre par sa dualité : 5 à l’écrit, 5 à l’oral. Pour s’y retrouver, voici la répartition concrète :
- Spécialité 1 : coefficient 16
- Spécialité 2 : coefficient 16
- Philosophie : coefficient 8
- Grand oral : coefficient 10
- Français écrit (première) : coefficient 5
- Français oral (première) : coefficient 5
La part de contrôle continu s’oriente sur l’histoire-géographie, les langues vivantes (LVA, LVB), l’EMC, l’EPS. Chacune garde un poids variable, mais ensemble, elles pèsent 40 % sur la note finale. Aucun détail n’est négligeable : chaque matière, chaque trimestre influence le dossier, et la mention ou le passage en filière sélective passe souvent par les résultats réguliers. Ceux qui progressent réellement au fil du temps voient leur régularité mieux récompensée qu’un simple coup d’éclat lors d’une épreuve. Travailler sa stratégie, répartir ses efforts, voici le fil conducteur d’une année réussie sous le régime des nouveaux coefficients. Rien n’est joué par avance. Les résultats finaux appartiennent à ceux qui savent anticiper.

